Introduction

Les stratégies de TI ont pris un virage important avec l’infonuagique. Maintenant que les applications fonctionnent sur des infrastructures virtuelles — indépendantes de la machinerie sous-jacente — elles deviennent portables, cela donne donc aux fournisseurs indépendants l’occasion de vendre l’informatique en tant qu’utilitaire.

Ce modèle d’informatique à la demande est différent de ces prédécesseurs de bien des manières qui ne sont pas toujours évidentes pour un simple observateur. Afin de bien comprendre les implications de l’infonuagique, nous devons observer la façon dont elle est utilisée par les adopteurs précoces ainsi que les schémas et les leçons que ceux-ci apprennent.

Dans l’exposé qui suit, nous présenterons 10 virages dans la mentalité des TI, qui doivent absolument être pris par les professionnels des TI afin de « penser comme un nuage ». Pour certains de ces concepts, cela prendra des années avant qu’ils ne soient adoptés par les organisations conventionnelles, qui reposent toujours sur les ordinateurs centraux traditionnels, mais éventuellement, ils toucheront tout le monde. En prenant ces modèles au sérieux, votre pensée en matière de TI vous donnera une longueur d’avance sur les entreprises ordinaires et vous serez mieux équipé pour prospérer dans un monde d’informatique utilitaire.

Ada : Patience. La valeur commerciale ne dépend pas d’une adoption rapide

Tout changement de mentalité important prendra du temps à s’imposer, peu importe qu’il soit prometteur. Prenons par exemple, l’arrivée du langage de programmation orienté objet. Entre 1985 et 1995, la NASA a tenté de mettre en œuvre un langage de programmation appelé Ada. À première vue, il paraissait fantastique.

      La réutilisation du code augmenta de 300 pour cent.

      Les coûts des systèmes baissèrent de 40 pour cent.

      Le nombre de bogues diminua de 62 pour cent.

      Les cycles de développement réduisirent de 25 pour cent.

Bien entendu, ce fut un succès retentissant, pensez-vous?

Malheureusement non. Malgré tous ces avantages, moins de 20 pour cent des logiciels produits par l’organisation étaient écrit en Ada. De nombreux concepteurs ne comprenaient tout simplement pas le concept de la programmation orientée objet. D’autres résistaient; ils voulaient continuer avec les langages procéduraux comme Fortran, pour lesquels ils possédaient des bibliothèques et avaient accumulé des trucs au fil du temps.

Les promoteurs du langage n’ont pas aidé la cause non plus, ils ont fait des promesses qu’ils n’ont pas pu tenir, et ont évité les problèmes sous-jacents tels que le manque d’environnements et d’outils pour l’expérimentation. La programmation orientée objet l’a éventuellement remporté, mais seulement après que les compétences de toute une génération de concepteurs ne soient devenues désuètes.

Cela vous semble familier, n’est-ce pas? C’est le chemin qu’empruntent bon nombre d’entreprises pour parvenir au même résultat : il n’y aura que quelques professionnels d’entreprises des TI qui adopteront véritablement le nuage. D’autres lui rendront un hommage respectueux, mais retourneront à leur mentalité traditionnelle et leur matériel fixe avec lesquels ils se sentent plus à l’aise.

Les nuages privés mettent tout le monde en colère.

Une des façons de définir l’infonuagique est par les technologies qui la rendent possible : la virtualisation, l’automatisation, l’audit et la reddition de compte, une architecture orientée service, une interface libre-service et la séparation de l’informatique et du matériel sous-jacent.

Pour bien des gens, cela signifie que les nuages privés ne sont simplement que des « TI bien exécutées ». La raison en est que l’autre définition de l’infonuagique est un modèle commercial : le fournisseur infonuagique est une organisation indépendante, qui fournit un utilitaire, comme une compagnie d’électricité, au moment où vous en avez besoin, sans investissement initial. Pour ceux-ci, l’expression « nuage privé » est une opposition.

Certains professionnels de TI d’entreprises voient le terme comme une tentative, par les fabricants de matériel informatique, de vendre du nouvel équipement. D’autres sont convaincus d’avoir déjà mis en place un nuage interne, simplement parce qu’ils ont virtualisé leurs serveurs. Enfin, les fournisseurs indépendants considèrent que les nuages privés sont de fabrication luddite et retardent la perte inévitable de contrôle sur leur infrastructure.

En d’autres termes, les nuages privés mettent tout le monde en colère. Le débat faisant entrave au discours raisonné, pour les besoins de cet article, nous n’allons donc pas en tenir compte. Les 10 modèles exposés ici s’appliquent si vous utilisez un nuage fourni par un tiers ou si vous possédez un nuage privé, livré en tant que service par votre équipe des TI interne.

Sans plus tarder, voici 10 manières de penser comme un nuage. 

Conclusion

L’infonuagique corrige les idées préconçues que nous avions à propos des TI. Nous avons examiné certains domaines comme les coûts de l’infrastructure, les négociations des niveaux des services et la capacité d’évoluer et de survivre aux pannes. De penser comme un nuage sera essentiel pour les professionnels des TI qui veulent progresser dans un monde de plus en plus à la demande et où l’informatique utilitaire devient la norme.